• veiller tard

    Les lueurs immobiles d'un jour qui s'achève
    La plainte douloureuse d'un chien qui aboie
    Le silence inquiétant qui précède les rêves  

    Quand le monde disparu l'on est face à soi                                      

    Les frissonsl'amour et l'automne s'emmêlent
    Le noir où s'engloutissent notre foi nos lois
    Cette inquiétude sourde qui coule en nos veines

    Qui nous saisit même après les plus grandes joies

    Ces visages oubliés qui reviennent à la charge
    Ces étreintes qu'en rêve on peut vivre cent fois
    Ces raisons-là qui font que nos raisons sont
    vaines
    Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard
    Ces raisons-là qui font que nos raisons sont
    vaines
    Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard

    Ces paroles enfermées que l'on n'a pas su dire
    Ces regards insistants que l'on n'a pas compris
    Ces appels évidents ces lueurs tardives
    Ces morsures aux regrets qui se livrent à la nuit


    Ces solitudes dignes au milieu des silences


    Ces larmes si paisibles qui coulent inexpliquées

    Ces ambitions passées mais auxquelles on repense


    Comme un vieux coffre plein de vieux jouets cassés...

    Ces liens que l'on sécrète et qui joignent les êtres
    Ces désirs évadés qui nous feront aimer
    Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines
    Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard
    Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines
    Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard...


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